
Il y a une période dans l’année que j’attends plus que les autres.
Pas Noël. Pas les vacances. La reprise.
Ce moment où les gymnases se rallument, où les ballons reprennent l’air, où on retrouve les têtes qu’on n’a pas vues depuis deux mois. Je le vis de deux façons différentes, et les deux me donnent la même énergie.
L’ancien joueur.
Quand je jouais, l’été était précieux. J’en profitais vraiment, d’autres sports, d’autres activités, la tête ailleurs. Pas par manque d’amour pour le basket. Exactement l’inverse.
Parce que quand tu te ressources vraiment, tu reviens avec une faim que tu n’as pas quand tu n’as jamais arrêté. Tu as envie d’en découdre. Tu veux retrouver tes coéquipiers, voir où ils en sont, voir où toi tu en es. Tu n’attends pas la reprise, tu la veux.
Cette impatience, ce n’est pas de l’agitation. C’est de la motivation propre. Et sur un terrain, ça se voit tout de suite.
Le coach.
Aujourd’hui, je vis la reprise différemment, mais avec la même intensité.
Ce que j’attends, c’est de retrouver les gamins. De voir qui a grandi. Pas seulement en centimètres, dans la tête, dans le regard, dans la façon de se tenir sur le terrain. Qui a travaillé cet été ? Qui a réfléchi à son jeu ? Qui arrive avec quelque chose de nouveau ?
C’est une des choses les plus belles dans ce métier. Chaque reprise est une nouvelle page. On repart sur une saison entière à construire, à progresser, à surprendre.
Et cette année, j’ai encore plus envie que d’habitude.